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Le blog de Dominique Droin
Articles récents

Quand La République en Marche ne trouve pas de candidats

8 Mai 2021 , Rédigé par droin

L’affaire a défrayé la chronique ces derniers jours, certaines listes du parti présidentiel candidates aux régionales ont préféré, craignant le pire, se rallier à leurs partenaires LR.

Pour les départementales, c’est la même bérézina. Sur les 27 cantons de Charente-Maritime, il n’y aura que cinq candidatures LREM, soit 20 personnes pour tout le département. Et ce malgré un appel dans le quotidien local pour recruter des volontaires. Le parti du président de la République aussi peu représenté, c'est une première sous la Ve République.

Reste à connaître son score au soir du 20 juin sur les cantons de Chaniers, La Rochelle 1, Royan, Saint-Porchaire et La Tremblade.

Quand La République en Marche ne trouve pas de candidats
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Quand le rapport de la Chambre régionale des comptes accable la gestion de Dominique Bussereau

3 Mai 2021 , Rédigé par droin

Quand le rapport de la Chambre régionale des comptes accable la gestion de Dominique Bussereau

Au moment où les candidats de la majorité départementale tenteront de faire valoir un bilan, il est intéressant de se pencher sur le rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) paru fin 2017, concernant la gestion de la Charente-Maritime (voir lien ci-dessous). Pas très tendre avec M. Bussereau et ses amis, la CRC.

En vrac et de manière loin d’être exhaustive, quelques morceaux choisis.

« La chambre a constaté l’existence de plusieurs cas de passation d’écritures non conformes à la norme comptable, notamment les écritures de fin d’exercice ainsi que des dispositifs de contrôles internes comptables peu développés. »

« La chambre régionale des comptes a relevé plusieurs cas d’anomalie dans le suivi de ce compte, en particulier l’existence de fiches d’actif en doublon. L’ordonnateur (M. Bussereau NDLR) observe que le suivi des fiches d’actif incombe au comptable. Toutefois, la chambre observe que le suivi de ces fiches ne peut être opéré que si l’ordonnateur met à la disposition du comptable des informations complètes et actualisées de son patrimoine»

« Absence de périodicité de contrôle définie entre l’ordonnateur et le comptable, intégration des flux au coup par coup, ne permettant pas de disposer de données à la fois exhaustives, sincères et fiables. »

« Quelques procès-verbaux de vérification de ces organismes (les régies NDLR) ont fait apparaître des irrégularités comptables majeures : absence d’enregistrement régulier des opérations comptables et de contrôle de caisse en ce qui concerne la régie d’avances de la délégation territoriale de La Rochelle-Ré ; pas de versement mensuel des pièces et de reconstitution régulière de l’avance de la régie d’avances " frais de déplacement », etc.

« L’absence de rapprochement normalisé de l’inventaire tenu par l’ordonnateur et de l’état de l’actif tenu par le comptable tout au long de la période n’a pas permis d’assurer le suivi des immobilisations dont les montants, compte tenu de la taille de cette collectivité, sont significatifs. De la même manière, des doutes demeurent sur l’exactitude et l’exhaustivité des montants inscrits en comptabilité pour l’amortissement des subventions d’équipement. »

L'intégralité du document sur le lien ci-dessous. Instructif !

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Électeurs rochefortais, attention ! Certains bureaux de vote changent de lieu

21 Avril 2021 , Rédigé par droin

En raison de mesures pseudo sanitaires, plusieurs bureaux de vote ne seront pas tous à leur emplacement habituel pour les élections départementales et régionales. Voici un tableau récapitulatif, bureau par bureau. N’hésitez pas à le faire savoir, l’abstention ne doit pas être un prétexte pour nous imposer le vote électronique pour les prochaines élections.

Numéro de bureau

Ancien emplacement

Nouvel emplacement

1

Hôtel de ville

Hôtel de ville

2

École Zola

Gymnase Denfert-Rochereau

3

Groupe scolaire Libération

Salle polyvalente Libération

4

École Guérineau

Gymnase Grimaux

5

École Guérineau

Gymnase Grimaux

6

Groupe scolaire Champlain

Gymnase Denfert-Rochereau

7

Groupe scolaire Champlain

Gymnase Denfert-Rochereau

8

Groupe scolaire Saint-Exupéry

Groupe scolaire Saint-Exupéry

9

Groupe scolaire Saint-Exupéry

Groupe scolaire Saint-Exupéry

10

Groupe scolaire La Gallissonnière

Groupe scolaire La Gallissonnière

11

Groupe scolaire La Gallissonnière Groupe scolaire La Gallissonnière

12

Groupe scolaire A. France

Groupe scolaire A. France

13

Groupe scolaire A. France

Groupe scolaire A. France

14

Mairie Chante-Alouette

Gymnase du Polygone

15

École Herriot

Gymnase du Polygone

16

Conservatoire de musique

Gymnase du Polygone

17

Conservatoire de musique

Gymnase du Polygone

18

École Herriot

Gymnase du Polygone

19

École Herriot

Gymnase du Polygone

20

École Guérineau

Gymnase Grimaux

 

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Régionales et départementales, pourquoi il faudra voter plus que d’ordinaire

12 Mars 2021 , Rédigé par droin

Si l’abstention est trop forte, on nous imposera le vote par correspondance avec toutes les conséquences que l’on imagine.

 

Avec un taux de participation de seulement 41,6%, les municipales de l’année dernière ont marqué une forte abstention des électeurs. La principale cause étant certainement la psychose liée à l’apparition de la Covid. Les départementales et les régionales qui, sauf circonstances extraordinaires se tiendront au mois de juin, risquent de connaître des scores encore plus inquiétants. Et il est même probable que tout soit fait pour qu’il en soit ainsi, de manière à minimiser autant que faire se peut le nouveau camouflet qui se profile pour LREM.

Rappelons qu’en mars 2020, cette formation n’a obtenu qu’un piètre 2,2%. Une honte jamais infligée à aucun parti d'un président en exercice, mais qui s’explique par la très grande difficulté rencontrée par les amis de M. Macron au moment de former des listes. Le drame est que les départementales ne s’annoncent pas mieux. Même pour trouver quatre candidats, le binôme et les suppléants, LREM bute pour les mêmes raisons. À tel point que le 8 mars dernier, sa représentante départementale, Martine Madeleine, faisait de la retape dans le journal Sud Ouest pour tenter de sauver les meubles. À Rochefort, 24.000 habitants, ils n’ont visiblement toujours personne. Bref, il y a fort à parier qu'en juin la foudre frappe une nouvelle fois notre Jupiter de café-concert.

Aussi, le système qui nous dirige va tout faire pour que ces élections, un peu comme les dernières municipales, soient tronquées et que la participation soit désastreuse. S’il en était ainsi, le gouvernement, appuyé par tous les médias à sa botte, en prendrait prétexte pour expliquer que pour « sauver la démocratie », il faut imposer le vote par correspondance avec toutes les conséquences que l’on imagine.

C’est pourquoi il est impératif, si l’on est attaché à la représentation électorale, de faire l’effort d’aller voter. Sans quoi, on sait ce qui nous attend : on reprend Macron pour cinq ans, comme les Américains ont eu Biden.

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Municipales, recours

4 Mars 2021 , Rédigé par droin

Le recours que j’ai déposé vient d’être rejeté par le tribunal administratif de Poitiers. Le juge n’a donc pas voulu attendre la décision du pénal pour trancher. En d’autres termes, si le faux et usage de faux est établi au pénal, il y aura eu à Rochefort une liste enregistrée avec de faux documents.

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Élections municipales à Rochefort, quelques nouvelles du recours

18 Février 2021 , Rédigé par droin

Ce matin, 9h30, nous étions convoqués au tribunal administratif de Poitiers pour l’audience relative au recours que nous avions déposé pour faire annuler les dernières municipales à Rochefort. Sur un service informatique du ministère de la Justice, nous avions vu que le rapporteur public allait demander le rejet de notre demande ainsi que celle de M. Blanché qui me réclamait 2.000 euros.

Seulement, nous avions un argument à faire valoir pour demander le renvoi de l’audience : Dans cette affaire, chacun sait que différentes plaintes au pénal ont été déposées et notamment la nôtre pour faux et usage de faux. D’autre part, le conseil d’État reconnaît l’autorité de la chose jugée au pénal sur le juge administratif. Autrement dit, si le juge du pénal établit qu’il y a eu faux et usages de faux, le tribunal administratif ne peut pas dire autrement. Dans ce cas-là, l’affaire n’est plus la même. C’est un point plus qu’essentiel, c’est le principal objet du recours, et de loin. Avec notre avocat, Maître Nicolas Martin, nous avons donc demandé au TA de renvoyer l’affaire après la décision du pénal.

Malheureusement, le tribunal est contraint par des impératifs de date en matière électorale et n’a pu nous satisfaire. Il aurait pu donner sa réponse aujourd’hui. Il s’est accordé un délai de quinze jours. Nous sommes donc dans l’attente de cette décision que nous communiquerons dès qu’elle sera en notre possession.

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Le jour où j’aurai dû mourir

2 Février 2021 , Rédigé par droin

Le jour où j’aurai dû mourir

Si je raconte cet épisode ce n’est pas pour étaler ma vie, je déteste ça. Si je le fais, c’est pour essayer d’apporter une expérience à ceux qui, défiant toutes les règles de rationalité, traversent la crise dans une peur panique jusqu’à en oublier de vivre. Je voudrai les convaincre que la peur suscitée par l’imaginaire est beaucoup plus dévastatrice que celle due au danger lui-même. Cet épisode m’a certes marqué, mais jamais bouleversé. Je n’y pensais plus ou presque, jusqu’à ce que l’attitude de personnes que j’aime et apprécie me laisse interdit tant leur comportement est déroutant.

Ça se passe sur le Salève, à la frontière franco-suisse. Nous sommes dans les tout premiers jours de septembre 1979. Je viens d’avoir 20 ans et je participe à un stage de deltaplane qui se décompose ainsi : les cinq premières matinées de la semaine sont consacrées à l’écolage, comme on dit en Suisse. Le samedi après-midi, on découvre le grand vide pour un vol au départ du Salève qui surplombe de 800 mètres le terrain sur lequel on est sensé atterrir.

Lundi, mardi, il fait très beau : pas de problème, écolage à fond. Mercredi, jeudi et vendredi matin, il pleut. L’écolage est suspendu. Vendredi après-midi, le soleil se lève, le moniteur me convoque au club. La météo annonce beau temps pour le lendemain. Il me dit en substance : « Tu n’as que deux jours d’écolage, mais je t’ai observé, pour moi tu es capable de faire le vol du Salève. C’est toi qui décides. »

Les autres élèves, étant des locaux, pouvaient reporter d’une semaine. Ce n’était pas mon cas. Je devais impérativement rentrer le dimanche. L’écolage, c’était bien gentil, mais pas très jouissif. On passait des matinées entières à monter notre aile à dos d’homme sur une pente abrupte de 150/200 mètres pour un dénivelé d’une trentaine de mètres, puis à descendre en quelques secondes, après avoir attendu son tour. Donc, oui, rien de très excitant. Être venu passer une semaine pour ça, c’était un peu navrant. Je lui donne donc mon accord et rendez-vous est pris pour le lendemain au club.

Samedi après-midi, nous partons à trois : le moniteur, un autre élève qui était avec nous en stage mais qui le suivait seulement pour se perfectionner, et moi. Le combi, flanqué de nos deux ailes sur le toit escalade la montagne. On arrive là-haut, la température me semble anormalement fraîche. Avant de débarquer les ailes, on va voir le vide qui nous attend. En bas, tout est minuscule et une petite brume de chaleur enveloppe Genève et ses alentours. Ça m’étonne, parce qu’ici souffle un vent de plus en plus fort. On décharge les ailes, on les prépare tout en regardant les pros, les expérimentés, qui s’élancent tranquilles. Bientôt, ça sera à nous.

Les minutes passent et il est à peu près cinq heures quand mon camarade, dont j’ai malheureusement oublié le prénom parce qu’il était très sympa, se met en place. La « piste » de décollage est ainsi faite : une petite pente douce d’une quinzaine de mètres, une autre un peu plus courte, mais plus abrupte ; puis, c’est le grand vide.

Il s’élance. Son aile se gonfle dès la pente douce, c’est ce qu’il faut. Il commence à voler sur la partie plus abrupte, mais un coup de vent le rabat. Il tombe à quelques mètres seulement du vide. Le moniteur, Marcel, un géant avec une voix de stentor qu’on entendait venir de loin, se met à hurler. Puis, s’adressant à moi : « Tu as vu la c… qu’il a faite ? » Oui !

Pour bien comprendre sa c… et celle que je ne vais pas tarder à faire, quelques rudiments sur la façon de piloter ce genre d’engins s’imposent. Pour aller à droite, on envoie le trapèze à gauche et on l’envoie à gauche pour aller à droite. Si on tire le trapèze à soi, l’aile prend de la vitesse, mais on perd en altitude ; si on le pousse, on regagne en altitude, mais on perd en vitesse, d’où risque de décrochage. C’est exactement ce que le malheureux a fait. Il n’allait pas assez vite, une bourrasque l’a rabattu heureusement juste à temps.

Marcel le laisse se remette de ses émotions et me dit que c’est mon tour. Je me place sous l’aile. J’attrape les montants verticaux du trapèze. Je me dirige vers la pente douce. Deux ou trois petites inspirations pour rester concentré. Je cours, l’aile prend le vent tout de suite. Impeccable. Je survole rapidement la partie plus courte et, très vite, je me retrouve dans le vide. L’extase se mêle à l’appréhension. J’avais déjà connu ce genre de sensations lors de ma préparation militaire parachutiste. Seule différence : en parachute, il suffit de se laisser tomber ; là, il faut piloter. Nuance.

Pour l’instant, je vole. Tout va bien. Je suis un oiseau, je vole. Tout va bien sauf mes mains. Elles sont mal placées. Elles ont normalement pivoté sur les parties verticales du trapèze, mais elles doivent être sur la barre du bas, celle de direction. J’entends la voix de Marcel en stéréo. Un son arrive de la piste de décollage, un autre du talkie-walkie fixé sur la barre de direction. Il me demande de mettre mes mains comme il faut. Au lieu de le faire simplement, je pousse un peu le trapèze et mets une première main sur la barre, et ainsi pour l’autre. À force de pousser, l’aile perd de la vitesse, elle commence à décrocher. Marcel hurle : « Tire ! Tire ! ». Je tire, mais au lieu de tirer calmement, je tire comme un âne. L’aile se met à piquer et à prendre une vitesse folle. Le vent siffle dans mes oreilles. Je pousse. Il faut qu’elle arrête de plonger comme ça. Je pousse. Je pousse encore et encore. Brusquement, elle se cabre et se met à remonter. Très vite. Très, très vite. Je tire, à nouveau. Je tire de toutes mes forces. Je fais ce que peux. Hélas, je ne peux plus grand chose. Mes petits bras n’ont aucune efficacité, c’est l’aile qui commande. Elle continue de remonter et remonter jusqu’à perdre toute sa vitesse. Et, comme je continue de tirer, elle replonge d’un coup dans le vide. Je suis dans un mauvais rêve, baladé comme ça, à 800 mètres sans rien pouvoir faire. Elle pique à fond, encore plus vite que la première fois. J’ai bien conscience que tout ça va mal se terminer. D’un coup, elle remonte, j’ai l’impression que ça n’en finit pas. Elle remonte tellement, qu’elle passe à la verticale et se renverse. Je lui tombe dessus, elle se plie. C’est fini, je plonge dans le néant.

De cette chute infernale, il me reste en mémoire plusieurs choses. D’abord, le bruit furieux du vent et des tubes cassés qui s’entrechoquent et viennent me frapper à toute volée. Une rossée indescriptible.

Il me reste aussi quelques images. Notamment le lac de Genève, le Salève et le ciel qui défilent à une vitesse incroyable, comme un film qui se rembobine.

Il me reste surtout deux réflexions que je me suis fait à ce moment-là. La première, je me dis : « Tu vas mourir, tu as vingt ans, c’est jeune. C’est idiot mais c’est comme ça, tu vas mourir. » La deuxième : « La prof de philo disait qu’avant de mourir on voyait défiler sa vie. Tu vas mourir et tu ne vois rien défiler. Elle a encore raconté n’importe quoi et c’est tout à fait digne d’elle. » (Paix à votre âme, chère professeur et toutes mes excuses. J’apprendrai, effectivement, plus tard que c’est dans un état beaucoup plus avancé de la mort que ce phénomène se produit.)

En attendant, je continue de tomber. Ça semble long surtout quand on se dit : « Dans un instant, bim-boum, terminé moniteur. » Subitement, plus rien. Grand silence. Je suis mort !... Je suis mort, mais ça ressemble énormément à la vie. Au loin et un peu plus bas, en effet, j’aperçois le club, ses alentours, la route et je me dis que la mort me prend là où la vie m’a laissé…

À moins que je ne sois pas mort. Mais alors je dois être dans un sale état. Je passe une main sur la figure, pas une goutte de sang. Ça m’étonne. Je recommence, idem. J’enlève mon casque, je le jette à terre. Je me tâte la tête, rien ! Je remue un bras, tout va bien. Le deuxième, puis une jambe, puis l’autre, impec ! Je n’ai rien, strictement rien. Je me dis à nouveau que je dois être mort et que la mort n’est rien. Je suis plongé dans mes réflexions quand j’entends sortir du talkie-walkie un tonitruant : « Dominique ! Dominique ! » Je n’en crois pas mes oreilles, l’appareil, lui non plus, n’a rien. Je me demande si je rêve. J’appuie quand même sur le bouton et dit : « Ça va j’ai rien. » J’entends en écho plusieurs voix qui s’exclament : « Il est pas mort ! »

J’étais donc bien vivant et ce que je venais de vivre s’était bien réalisé. En fait, après une chute d’à peu près 400 mètres, j’avais atterri dans un arbre qui surplombait un petit à-pic de deux ou trois mètres. L’aile s’était incrustée dans le branchage et moi, je pendais accroché à mon harnais, à quelques mètres du sol, sans la moindre égratignure. Seulement deux points défaits à la pochette de ma chemise (que je garde depuis en relique). J’arrête ici le récit, pour ne pas être trop long et en arriver à la réflexion que je me fais aujourd’hui quand je vois la peur-panique s’emparer de certains à cause de la Covid.

 

Depuis que l’on est en âge de réfléchir, on sait que l’on mourra un jour. Tout le monde le sait. Certains s’y préparent spirituellement, ce qui est mon cas. Cela permet d’appréhender la mort de façon beaucoup plus sereine. Cela permet de comprendre que l’on ne sauve pas des vies, mais qu’on ne fait que retarder des morts. Cela permet de comprendre que la vie n’est qu’un film qui s’arrête quand la lumière jaillit. Un film, certes dans le quel on joue un rôle, un film interactif, mais un film. Autant faire en sorte que ce film soit beau et plaisant mais sans jamais oublier que ce n’est qu’un film. La vraie vie n’est pas là.

D’autres sont dans un état d’esprit radicalement différent et préfèrent ne pas penser à ces choses tellement elles les terrorisent. Or, la situation actuelle et surtout le traitement qu’en font les médias les mettent en permanence dans cette idée qu’ils s’efforcent d’étouffer. On leur rappelle à chaque instant exactement ce qu’ils voudraient oublier. On leur rabâche que la mort les attend au coin de la rue. Alors, pour rester en vie, ils en oublient de vivre, ne voient personne, restent cachés sous leur masque, n’embrassent plus leurs proches, etc.

C’est surtout à ceux-là que j’ai pensé avant d’écrire cet épisode de ma vie. J’ai simplement voulu leur dire ce que l’on ressent quand on touche la mort de très près. Je peux leur garantir que face à une mort aussi proche que certaine, ce n’est plus de la peur. C’est un sentiment étrange qui mêle fatalité et curiosité : qu’est ce que ça va être dans quelques secondes quand je passerai dans l’autre monde ? Ça n’a rien à voir avec la peur ; la peur n’est que dans l’imaginaire. Alors, chers amis, raisonnez ! Regardez cette pandémie comme elle doit être regardée sans vous laisser submerger par des émotions qui vous paralysent et vous font oublier de vivre au grand dam de vos proches.

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Droit de réponse adressé à Sud Ouest

30 Janvier 2021 , Rédigé par droin

Monsieur,

Un de mes amis, qui lit votre journal, m’a alerté au sujet de votre article relatif au recours que j’ai déposé au tribunal administratif de Poitiers. Malheureusement, et comme souvent avec vous dès que ça me concerne, il semble qu’une confusion ait pris pied dans votre esprit. Si j’ai saisi le TA, c’est parce qu’il apparaît évident, depuis le début, qu’une candidature a été déposée à partir de faux documents, ce que vous escamotez curieusement en ces termes : « le manque réel de sincérité du scrutin à propos de la fusion rocambolesque entre les listes d’Alexis Blanc et de Rémi Letrou. »

Si, dans mon recours, j’évoque effectivement d’autres irrégularités, c’est pour donner encore plus de poids à mon dossier. À elles seules, ces irrégularités n’auraient pas motivé la moindre démarche. Je vous le répète encore une fois pour que ce soit clair dans votre tête : mon recours n’est dû qu’à l’emploi de faux documents au moment du dépôt de liste. Le reste n’est que cerise sur le gâteau, si l’on peut s’exprimer ainsi.

Reste maintenant à savoir si les juges relèveront l’usage de faux et, partant, l’irrégularité du scrutin. Ils statueront aussi sur les autres faits. À mon sens, mais je ne suis pas à leur place, le gros de l’affaire se fixera sur cette histoire de faux documents, ce qui semble vous avoir échappé. 

 

Très cordialement. 

 

Dominique Droin

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L’affaire Benalla ou l’avertissement de l’État profond

13 Janvier 2021 , Rédigé par droin

Il ne s’agit pas de s’intéresser une nouvelle fois à cette affaire, mais de tenter plutôt d’appréhender ce qu’elle signifie vraiment, et quel peut être son lien avec ceux qui dirigent le monde.

Rappel des faits. Le 1er mai 2018, Alexandre Benalla, chargé de mission, adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, intervient aux côtés des forces de l’ordre pour intercepter des manifestants. Même s’il n’avait rien à faire là, ce fait-divers n’aurait dû déclencher ni l’hystérie ni le déferlement qui s’ensuivirent. Cela pose plusieurs questions :

D’abord, la fameuse scène a été filmée par un vidéaste, opportunément placé là. Il l’a diffusée le lendemain sur les réseaux sociaux… dans l’indifférence générale. D’ordinaire, quand quelque chose doit faire le buzz, ça se passe immédiatement. L’info est rapide et dense, pas le temps de s’attarder. Or là, il va falloir attendre plus de deux mois pour qu’elle éclate. Entre temps, la France a gagné la Coupe du monde le 15 juillet. Macron, croyant pouvoir surfer sur cette victoire, déchantera vite. Trois jours après, le pays entier se focalisera sur son ami Alexandre. Certes, l’affaire est gênante pour la présidence. Mais, franchement, elle est sans rapport avec d’autres, comme celles du Rainbow Warrior, du Carrefour du développement ou Cahuzac. On en parlera pourtant autant, si ce n’est plus.

Ce qui interpelle ensuite, c’est que le journal qui lancera la curée n’est autre que Le Monde. Celui-là même qui a été le premier à mettre Macron sur orbite en 2016, lorsque ses trois patrons de l’époque intégrèrent, dès le début, son premier comité de soutien réunissant quelques belles fortunes françaises et étrangères.

Le Monde reste, malgré sa médiocrité actuelle, LA référence. C’est le journal qui donne le la. Aussi, tous les journaux embrayèrent-ils comme un seul homme. Plus un seul ne s’attarda sur la victoire des Bleus, comme ce fut le cas vingt ans plus tôt. On a eu du Benalla, tout l’été, tout l’automne et une bonne partie de l’hiver. Bizarre pour un simple dérapage, finalement assez anodin par rapport à d’autres scandales plus graves mais qui restent tus.

Quand on sait comment fonctionnent les journaux, comment ils hiérarchisent et organisent l’info ; quand on sait comment ils survivent financièrement à coups de subventions insensées, on comprend vite ce qui a pu se passer : juste la volonté de mettre une tape sur la main du « gamin » qui commençait à jouer un peu trop les Jupiter pour de vrai et à s’émanciper de ceux qui l’avaient fait « roi ».

À sa décharge, comment ne pas avoir la tête enflée ? Propulsé chef d’État d’un seul coup, à moins de quarante ans, ce qui n’était pas arrivé depuis Napoléon Bonaparte, ça peut donner le vertige. Ça peut expliquer une volonté de tester son véritable pouvoir, son envie de gouverner en toute liberté, en toute indépendance. Ça peut inciter à se dégager de ceux à qui l’on doit tout : élection comme allégeance de quasiment tous les médias, en oubliant qui les dirige vraiment.

 

Aujourd’hui, l’affaire Benalla n’intéresse plus personne. Un très étrange virus est apparu et plonge la plupart des pays occidentaux dans l’abîme. Malheureusement, pour y faire face, Macron n’a pas plus de liberté qu’à l’époque Benalla. Il est toujours sous la même férule. Ses donneurs d’ordre sont les mêmes. Ceux qui tirent les ficelles n’ont pas changé. Ceux qui tiennent les chefs d’État comme ils tiennent les médias, ne lâchent toujours rien et continuent d’imposer leurs lois à quasiment toute la planète. La preuve : notre président n’agit pas autrement que les autres. Il impose à son peuple les mêmes incohérences et la même tyrannie.

Seulement, a-t-il vraiment le choix ? Au moment de son élection, une affaire vite étouffée, au sujet de sa déclaration fiscale pourrait ressurgir et faire, cette fois-ci, la une des journaux. Peut-être le tiennent-ils ainsi ? Peut-être autrement et d’une manière plus « convaincante » ? Peut-être, tout ce qu’on veut.

Une chose est certaine, Emmanuel Macron ne semble pas bénéficier de toute la latitude souhaitable pour juguler cette crise due d’avantage à sa gestion qu’à la pandémie elle-même. Une gestion quasi mondiale qui soulève toutes les questions et dirige immanquablement nos regards vers le nouvel ordre mondial, ou l’état profond pour reprendre un terme plus au goût du jour.

Qui sont ces donneurs d’ordres ? Qui sont ceux qui tiennent les politiques qu’ils ont installés pour ne pas dire imposés, comme ils tiennent les médias qu’ils financent ?

Le véritable ennemi, il est là. C’est cet état profond. C’est lui qu’il faut abattre en premier. C’est sur lui qu’il faut concentrer nos forces. Le reste s’écroulera dans la foulée. Un pantin dont on ne tient plus les ficelles ne peut rester debout.

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Château d'eau de Rochefort, lettre au maire

29 Décembre 2020 , Rédigé par droin

Monsieur le Maire,

Je viens de recevoir une multitude d’informations passionnantes quant aux personnes à qui vous avez cédé le Château d’eau de Rochefort par le truchement d’un bail emphytéotique de 99 ans.

Nous allons diffuser un nouveau numéro de La Passerelle sur le sujet.

Aussi, pour ne pas écrire de bêtises, et donner proie à toute attaque en diffamation, je vous prierai de bien vouloir me communiquer copie du bail en question. Et ce, dans le plus bref délai pour ne pas faire intervenir une quatrième fois la CADA à votre sujet.

D’autre part, pourriez-vous me dire combien de loyers le preneur vous a-t-il versé depuis la signature de l’acte ?

Enfin, je m’étonne qu’aucuns travaux n’aient lieu actuellement sur le site, contrairement à ce qui se passe à quelques mètres de là, avenue Wilson. Peut-être auriez-vous quelques précisions à ce sujet. Cela pourrait intéresser nos lecteurs.

Dans l’attende de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’expression de ma respectueuse considération.

Dominique Droin

 

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