Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dominique Droin

Réponse à Hervé Blanché

24 Octobre 2014, 12:29pm

Publié par droin

Ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas

Avant de passer aux petites querelles, regardons d’abord ce qui est essentiel et qui donne de l’intérêt au débat.

 

Depuis que le site Boulevard Voltaire1 a publié l’article que je lui ai proposé, j’ai reçu de nombreuses réactions, dont voici en gros la synthèse abrupte et sans fard :

Les enfants de l’immigration islamiste se multipliant beaucoup plus rapidement que ceux des Français de souche. Tous les démographes en conviennent, sous peu la prédiction des islamistes se réalisera, c'est-à-dire que les musulmans auront conquis l’Europe sans armes, uniquement par le ventre de leurs femmes. Ça, personne ne peut le contester de bonne foi.

Alors, soit on s’en réjouit ; soit on l’accepte passivement et benoîtement ; soit on s’en fiche ; soit on fait comme l’autruche, on se met la tête dans le sable pour ne pas voir la réalité ; soit on refuse. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes refusent. Elles en ont assez et ça encore, personne ne peut le contester.

Elles refusent car le problème est dramatique : il s’agit tout simplement d’un changement de civilisation. Depuis des siècles la France s’est construite sur des critères relatifs à la chrétienté, ce qui lui a permis d’être un grand pays. Aujourd’hui, ce grand pays est en déclin et parallèlement on voit un Islam prospérer de façon exponentielle pour accélérer ce changement de civilisation. Or, la France n’a pas à ressembler à ces pays que leurs ressortissants abandonnent pour venir trouver chez nous ce qu’ils n’ont pas chez eux. Tout l’enjeu des prochaines années est là et l’histoire de cette mosquée participe à ce bouleversement. C’est la raison pour laquelle je m’y oppose.

Voilà pour l’essentiel. Ce qui suit n’a pas d’importance, ce n’est que de la petite tambouille. Cependant comme certains aiment bien, alors allons-y. Ça permettra en plus de recadrer certaines choses et, pour reprendre un vieux dicton bien de chez nous, de « remettre l’église au milieu du village ». Et peut-être, sait-on jamais, d’amener M. Blanché à un plus de réflexion et de modération dans ses propos.

 

Les faits

Lundi 20 octobre, Demoiselle FM me donne la parole suite à l’article « Mosquée de Rochefort, le Grand retour de Bernard Grasset », posté sur ce blog. Elle la donne simultanément au maire, pour qu’il me réponde. Comme ça ne suffisait pas, elle la lui redonne une nouvelle fois pour qu’il me réponde une nouvelle fois. Et comme ça ne suffisait toujours pas, elle a partagé sur sa page Face book la vidéo de l’enregistrement de cette deuxième intervention que M. Blanché avait déjà posté sur la sienne. Oh, Demoiselle ! on a compris, n’en jetez plus.

 

Réponse à cette deuxième intervention

Premièrement, le journaliste.
Il commence par parler de « croisade de Dominique Droin ». Il ne s’agit pas de croisade, Monsieur le journaliste. Ma démarche n’est pas celle d’Adhémar de Monteil, qui se mit à la tête de la première d’entre elles. Non, ma démarche, c’est plutôt celle de Charles Martel. Je suis sûr que vous saisissez la nuance. Deuxièmement, vous dites que je me radicalise. Pas du tout. Mon curseur est toujours à la même place, c’est juste le support qui part sur la gauche et qui vous donne cette illusion d’optique. Souvenez-vous ! À une époque pas si éloignée j’étais le seul à m’opposer à la construction de la mosquée ; j’étais le seul à m’opposer au jumelage turc dont il faudra d’ailleurs reparler, etc. Donc pas de radicalisation de ma part, juste de la persévérance.

Ceci étant dit, passons maintenant à M. Blanché.
Écoutons-le à nouveau : « Je suis agacé d’entendre tout et n’importe quoi, et surtout n’importe quoi de la part de M. Droin. » Le propos est d’autant plus cocasse que le n’importe quoi, il arrive justement maintenant avec ses explications à lui. D’abord, M. le Maire prétend qu’il ne s’agit pas de l’inauguration de l’extension, mais de celle de la mosquée elle-même. Il est maire ! En conséquence, il devait savoir que la mosquée a déjà été inaugurée en juillet 2012. S’il ne le savait pas, ses amis qui l’ont invité auraient pu le prévenir. Il pouvait encore chercher sur le site Trouve ta mosquée2, il l'aurait vu. Il répondra peut-être qu’aucune loi ne lui interdit de faire une inauguration tous les deux ans. Ou même tous les six mois ou même, si ça lui chante, tous les 15 jours. C’est vrai, rien ne l’y empêche, mis à part le sens du ridicule. Mais ça, c’est son choix.

Mon interlocuteur me reproche ensuite de ne pas avoir assisté à cette cérémonie. Hé ! Monsieur Blanché, je ne suis pas Alexis Blanc ! Je ne suis pas cette personne qui, en conseil, s’oppose à l’extension, mais se rend ensuite à la fête en se plaignant de ne pas avoir été invité. Je suis d’ailleurs étonné que les médias ne se soient pas fait l’écho d’une contradiction finalement bien dans le style du personnage. En tout cas, en ce qui me concerne, j’avais été invité par un responsable de ce lieu de culte. Je l’ai remercié aimablement tout en lui expliquant les raisons pour lesquelles je ne viendrai pas. Mais, si je comprends bien, vous auriez voulu que j’assiste à cet événement auquel je m’opposais. C'est-à-dire que vous-même, à ma place et si je comprends toujours bien, vous auriez, à l’instar d’un Alexis Blanc, accepté d’y aller ? Là encore, c’est votre choix.

M. Blanché parle aussi de mes différents échecs aux élections qui m’auraient rendu aigri. Je vais lui répondre avec un mot dont je ne suis pas certain qu’il en perçoive toute la profondeur, c’est le mot conviction. Je ne fais ni de la politique pour moi ni par intérêt. Je ne me suis pas engagé pour satisfaire un égo et encore moins pour me mettre en scène ou quoi que ce soit du genre. Non, Monsieur Blanché, ça ce n’est pas moi, c’est un autre. Peut-être celui qu’on apercevait devant un rideau rouge de théâtre au moment des élections. Peut-être. En tout cas, moi, je fais de la politique parce que je crois à des idées. Si j’avais voulu satisfaire une ambition personnelle, aujourd’hui je serai à l’UMP, au PS, à l’UMPS, où vous voudrez. Aujourd’hui, je serai franc-maçon. Aujourd’hui, j’aurai un discours vide et bien-pensant. Je dirai tout puis son contraire. Je mentirai, comme ceux qui ont menti au sujet de l’incinérateur. Seulement d’autres font ça tellement mieux, que c’est sans la moindre aigreur que je les laisse faire. Pendant ce temps-là, je continue mon combat. C’est beaucoup plus enthousiasmant que vous ne l’imaginez. Ce combat me comble, surtout face à de tels adversaires. Ça c’est mon choix.

Enfin, le maire me reproche des articles sur des sites tenus par « des gens proches du FN ». D’abord, qu’il sache bien que le FN prospère sur les territoires en déshérence. Or, pour la première fois de son histoire ce même FN est devenu la première force politique de Rochefort, si l’on se réfère au dernier scrutin. Autrement dit, M. Blanché peut se targuer d’être le premier maire de Rochefort qui aura vu le FN arrivé en tête dans la ville qu’il administre. Raison de plus, Monsieur Blanché, pour bien aimer les gens du FN… Moi, ça fait longtemps que je les aime bien, et ça aussi, c’est mon choix.

1 (lien ci-dessous)

2 (lien ci-dessous)