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Le blog de Dominique Droin

Lettre à la première adjointe qui m'attaque en justice

16 Février 2016, 06:32am

Publié par droin

Madame,

Vous m’attaquez en justice parce que vous vous sentez diffamée par un article que j’ai publié dans La Passerelle du mois de décembre dernier.

Si chaque fois que je m’étais senti diffamé par des articles de Sud Ouest, j’avais sollicité les juges, j’aurai passé mon temps à encombrer les tribunaux. Au lieu de cela, j’ai demandé des droits de réponses. Parfois, ils m’ont été accordés, parfois non. Jamais, je n’ai tenté la moindre action en justice. D’une part, parce que je suis attaché à la liberté d’expression ; de l’autre, parce que j’ai le sens du ridicule. Parmi tous ces articles qui m’ont blessé, je ne vous en donnerai qu’un ; il vous concerne personnellement. Lors de la dernière campagne des départementales, j’ai soulevé une question identitaire. Sud Ouest a, alors, repris les réactions de mes adversaires, dont la vôtre que voici : « C’est violent, rétrograde, insultant et islamophobe. C’est le fonds de commerce du FN, ça met le feu, c’est très grave. » En quelques mots, vous me traitiez de dangereux raciste. Je hais toutes les formes de racisme. Je ne suis pas raciste. D’autre part, en m’insultant ainsi, vous avez également insulté plus de 21% de Rochefortais qui nous ont fait confiance, ne l’oubliez pas.

En conséquence, j’aurai pu vous attaquer en justice. Je ne l’ai pas fait, je vous ai laissé user de votre liberté d’expression. Vous, non. Vous, vous ne me demandez même pas un droit de réponse à insérer dans La Passerelle. Vous, alors que mes accusations sont infiniment moins graves et diffamatoires que les vôtres à mon égard, vous me jetez directement devant un tribunal pour me réclamer en réparation, non pas l’euro symbolique, mais cinq mille €. Rien que ça !

Permettez-moi de vous le dire, en agissant ainsi, vous vous discréditez. Pire, vous discréditez toute l’équipe municipale à laquelle vous appartenez. À ce sujet, j’ai remarqué que l’avocat qui vous défendait était un associé de M. Blanché. Simple coïncidence, je n’en doute pas. Seulement, croyez-vous sincèrement que votre équipe sortira grandie d’une telle initiative ? Croyez-vous sincèrement que vous servez ses intérêts en agissant ainsi ? Croyez-vous que ce genre de procédé donne une bonne image de la municipalité de Rochefort que vous représentez ? Je ne le pense pas.

Aussi, je vous demande ouvertement de retirer votre plainte.

Je compte sur votre sens des responsabilités. Les petites rancœurs d’arrière-boutique ne peuvent pas triompher du raisonnement sain et de l’image que l’on veut donner d’une ville. C’est du moins mon point de vue. Je suis persuadé que c’est aussi le vôtre.

Je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mes sentiments sans fard.