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Le blog de Dominique Droin

Parution de La Passerelle n°29

28 Septembre 2017, 17:20pm

Publié par droin

Parution de La Passerelle n°29

Présentation, hier soir, du dernier numéro de La Passerelle à nos abonnés.

Au sommaire de ce n°29 consacré à « L’art de jeter l’argent par la fenêtre » :  

Communautés d’agglos, l’incohérence territoriale

La salle poly-numérique

La salle de coworking

L’achat du bâtiment appartenant à Orange

L’ancienne école Colbert

La digue de Fouras

Un terrain de base-ball à 400.000 euros

La folle rumeur

Super Jean-Hu !

R’bus, le trou d’air

Stationnement, le maire demande aux médias de ne pas en parler

 

Pour recevoir La Passerelle, il suffit d’envoyer un chèque de 10 euros avec vos nom, prénom, adresse, au 48, allée de la Nouvelle-France 17300 Rochefort

 

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Hôpital Saint Charles, la question a son importance

22 Septembre 2017, 17:28pm

Publié par droin

La Passerelle, qui sort la semaine prochaine, étant plus que saturée, nous n’avons pu y évoquer l’avenir de l’Hôpital Saint Charles. Nous le ferons donc ici.

Après deux courriers restés sans réponse au maire, nous avons saisi la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) qui est intervenue avec efficacité. Le maire a fini par répondre.  

Nous lui demandions les traces de la publicité pour la vente de l’hôpital à M. Joanny. Sa réponse est probante : la publicité a bien existé. Certes, elle n’abonde pas, mais elle est réelle.

Une chose, néanmoins, a de quoi inquiéter si la rumeur de l’installation de bureaux de la Caro dans l'hôpital se réalise.

On imagine sans effort que cette installation va amortir considérablement l’investissement de l’acheteur. C’est une sorte de garantie. C’est un matelas confortable avant de lancer ses opérations. Or, dans aucune des publicités il n’est fait mention de l’installation des bureaux de la Caro. Ce qui fait que les acheteurs éventuels ignoraient cet avantage considérable.

En conclusion, si l’installation des bureaux est effective, la question de la validité des appels d’offres surgira.

Quoi qu’il en soit, nous suivrons la suite des opérations de près.

Hôpital Saint Charles, la question a son importance

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Le grand silence des médias locaux

20 Septembre 2017, 13:35pm

Publié par droin

Pour transporter la gigantesque porte (10m sur 10m) du gigantesque cargo Le Beluga XL, il fallait un gigantesque convoi. Tout avait donc été mis en place entre Stelia et le port de commerce où une gigantesque barge attendait ladite porte dans la nuit de lundi à mardi dernier.

Malheureusement, le port étant fermé pour une raison que nous ignorons, les forces de l’ordre ont dû intervenir : d’une part pour fermer la circulation mais aussi avec un coupe-boulon pour ouvrir les portes du port de commerce. C’est à ce moment-là qu’un forcené, croyant que le barrage lui était réservé, a foncé dans le tas tout en se débarrassant d’un colis. Les forces de l’ordre, croyant dans un premier temps à un attentat, ont eu la stupéfaction de voir que le colis ne contenait « que » de la drogue. L’homme sous l’emprise de l’alcool et roulant sans permis a été conduit au commissariat.

Pendant ce temps-là, certains se croient intéressants en organisant un faux débat pour savoir si la Place Colbert doit être débaptisée…

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Comment Macron s'est fait élire

1 Septembre 2017, 11:13am

Publié par droin

Macron est remarqué par Henri de Castries, président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg. C’est un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias. Bilderberg, cela n’est peut-être pas assez connu, est à l’origine de l'élection de tous les présidents américains depuis 1954, à l’exception de Ronald Reagan et, bien entendu, Donald Trump. Les membres du Bilderberg voient en Macron l’outil politique français qui permettra d'infléchir la politique économique et industrielle de la France et de contrer les syndicats, pour aller vers une politique libérale à l’anglo-saxonne. Cependant Macron, simple conseiller économique de l'Élysée, ne parviendra pas à faire fléchir Hollande et son gouvernement. Il faut donc passer à la vitesse supérieure.

 

Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague, du 29 mai au 1er juin 2014, de nombreux banquiers, notamment de la Deutsche Bank, mais aussi Christine Lagarde, Benoit Coeuré, ancien de la BCE, et Macron sont présents. H. de Castries et plusieurs banquiers se rencontrent à ce moment-là. Macron participe à leur discussion. Tous décident qu’il faut faire pression sur Manuel Valls pour que Macron devienne ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II, en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable. Jean-Pierre Jouyet, intime du Président Hollande, est contacté. On lui demande d’influencer son ami François dans ce sens. Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014.

Peu après, H. de Castries rencontre Valls. Il lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, pour redorer son blason. Il en serait récompensé. Le 27 août Valls participe donc à l’université d’été du MEDEF. Il y prononce un discours salué par une longue « standing ovation ». Les financiers ont réussi leur coup. Valls est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette. Le patronat, lui, est plus mitigé. Il trouve le Premier ministre trop timide dans ses réformes. Ils le poussent à faire la loi « Macron 2 ». Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri. Les financiers voient rouge. Manuel les a trahis. Macron, lui, est beaucoup plus discipliné. La preuve, il a réussi à inclure dans la loi, la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales. C’est quelqu’un de docile aux instructions qu’on lui donne. C’est donc lui qui va être choisi pour devenir le futur Président de la République. Valls, furieux, rétrograde le même Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016. Démarche grotesque et vaine. Le poulain de la finance est déjà sur orbite.

 

En effet, le 21 mars 2016, Henri de Castries, Pierre Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler activement et financièrement Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause.

Tout est simple. La presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes. Notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes. La télévision doit le présenter comme le gendre idéal. Les patrons de presse créent des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication de leur marionette. Bolloré a alors cette réflexion saisissante : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ».

Les financiers vont élaborer la création du parti. Ils fondent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » ainsi que l’Association de financement du parti. Celle-ci sera alimentée par des fonds privés. H. de Castries et Gattaz invitent Logerot, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, avec  Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti. Christian Dargnat est l’ancien directeur de BNP Paribas Asset Management. La machine est en marche... comme le parti. Il est créé le 6 avril 2016. L’argent des groupes financiers commence à abonder. La campagne est lancée.

 

Fin avril 2016 Édouard Philippe maire du Havre et soutien de Juppé lors de la primaire de la droite, est invité par de Castries et Bolloré, à Paris. Ces derniers lui demandent de soutenir Macron. Puis, ils l'invitent à la conférence du groupe Bidelberg qui se déroulera du 10 au 12 juin 2016 à Dresde. Lors de ce grand raout de l’élite mondiale, une réunion plus intime a lieu entre Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.

À l’issue, une autre réunion est organisée à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France. Sont présents : des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et, surprise, Louvel ! Louvel, c’est le président du Conseil supérieur de la Magistrature. Que vient-il faire là ? Peu importe. Ils seront rejoints, le temps d’un dîner, par Angela Merkel.

Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande. Il ne faudrait pas que l’idée saugrenue de se représenter lui traverse l’esprit. Un entretien journalistique aura donc lieu le 14 avril 2016 sur France 2. Les patrons de presse font pression sur Michel Field, chef de l'info du groupe France Télévision. Ils veulent Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et bobo moraliste, pour interroger le Président. Le 14 avril 2016 elle fait son effet : François Hollande est passé à la moulinette. À la même époque, le livre de deux journalistes du Monde (qui appartient à Bergé), Un Président ne devrait pas dire ça, sort. C’est un brûlot à la charge de celui qu’il faut abattre. Hollande est hors course.

 

En novembre, les primaires de droite voient Fillon triompher. Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer. Le Pénélopegate est lancé. Bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoint ou enfants, mais Fillon doit être éliminé. Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard. Gaspard Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à l'ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier. Déchaînement des médias sur Fillon. Les journalistes, bien obéissants et soi-disant indépendants, se régalent. Sus au Fillon. La campagne prend une tour nauséabond. Surtout, les mêmes prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits. L’homme à abattre c’est Fillon. Ne nous trompons pas de cible !

 

Parallèlement, l’ordre est donné de surcoter le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron/Le Pen, celle-ci n’aurait aucune chance. La Machine médiatico-judiciaire s’active. Les magistrats en rajoutent. Peu importe si cette campagne empeste, Macron doit être élu.

Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : « Ne brusque pas les Français. Dis leur ce qu’ils veulent entendre. Ce sont des veaux. Ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste. Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre. Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons.

Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas !

Sers toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas ! » Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantané, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! »

 

Réunion, le 11 avril 2017. H. de Castries, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents sont là. Juste avant le 1er tour de la présidentielle, la ligne médiatique est organisée. La presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des Français envers les politiques. Plus de peur que de mal : le 23 suivant, ils sont rassurés : Macron arrive en tête, avec 24% des suffrages exprimés.

Drahi félicite Macron et lui dit : « Tu es Président ! Les Français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ».

Cela se finit à la Rotonde... Macron savait qu’il était Président.

 

Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges ! L’élection présidentielle n’a qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrée par les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu ! Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche ».

Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle des intentions malsaines et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.

 

Reste maintenant la dernière étape : les législatives.

Faire élire 50% des personnes ignorant tout de la politique ou du mandat électoral. Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever et d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage inculte à la botte du régime.

Au second tour, la ligne Macron obtient une très nette majorité. Le changement est devenu le deus ex machina de la politique. Il a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir.

 

Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.

Heureusement, 16 millions de personnes se sont abstenues ou ont voté blanc. Signe qu’il y a des Français qui font encore preuve d’intelligence, et ne se laissent pas manipuler.

  

NB: Toutes ces informations peuvent être vérifiées. D’autre part, le lecteur averti remarquera que la quasi totalité des acteurs principaux de cette histoire sortent du même moule: Science-Po, ENA.

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