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Le blog de Dominique Droin

Communiqué adressé à Sud Ouest relatif à l'article de ce matin sur le Magasin aux vivres

27 Avril 2009, 14:51pm

Publié par Admin

Chère Madame,

 

Je viens de lire avec stupéfaction l’article intitulé : De la validité du permis de construire.

Avant d’arriver à l’essentiel, permettez-moi de préciser deux ou trois choses. Si j’ai adressé une lettre ouverte au maire, c’est parce que les autres n’avaient pas eu de réponses. Or, en utilisant cette méthode, chère aux Socialistes, je me disais que j’aurai peut-être plus de chance. Visiblement, il n’en est rien. Comprenez que ce n’est pas simple d’avoir des éclaircissements sur une affaire sur laquelle on nous promettait justement toute la lumière.

 

Un peu plus bas dans votre article, on lit que M. Grasset s’étonne que je sois surpris. Il y a longtemps que l’histoire du Magasin aux vivres ne me surprend plus. Elle m’inquiète.

Aussi, me suis-je permis de poser quelques questions au maire. Malheureusement, il n’y répond toujours pas. Certes, dans votre papier il aborde un sujet soulevé par l’une d’entre elles, mais il le fait en utilisant une technique éprouvée et qu’il maîtrise parfaitement. Technique qui consiste à détourner la question pour pouvoir y répondre plus facilement.

La question posée était celle-ci : « - Est-il envisageable que vous laissiez le promoteur faire des travaux sur un bâtiment qui ne lui appartient pas ? » Non seulement, M. Grasset ne répond pas, mais il part sur des digressions et évoque ce problème de permis purgé de tous recours.  « Il en est toujours ainsi et depuis longtemps », affirme-t-il pour justifier le retard du promoteur.

Se rend-t-il compte que ses propos sont à l’opposé de ce qu’il a fait voter en conseil municipal, le 17 décembre dernier, lorsqu’il a demandé, justement, que l’on fasse sauter cette clause relative aux recours. Je me permets, à cet égard, de vous rappeler ce que vous écriviez vous-même, le lendemain de ce conseil : « Deuxième surprise : le promoteur veut devenir propriétaire du site avant l’obtention du permis de construire. À l’origine, selon une clause suspensive, figurant dans la promesse de vente, la signature définitive ne devait avoir lieu qu’après l’obtention de ce permis, purgé de tout recours. »

Nous avons là, chère Madame, l’exemple de ce que je dénonce depuis des mois dans cette affaire. Nous avons tout, puis son contraire, avec une assurance qui pourrait déconcerter ceux qui ne sont pas rompus à ces manœuvres.

 

Bien à vous.

 

Dominique Droin