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Le blog de Dominique Droin

Guère de sexe et Rousseau

7 Septembre 2012, 17:06pm

Publié par Admin

C’est la nouvelle mode : les hommes ne doivent plus être des hommes, ni les femmes des femmes. C’est la théorie du genre et elle nous vient tout droit de cette Amérique qui nous a pourtant envoyé tant de choses dont on aurait dû savoir se passer - notamment la folie procédurière qui envahit les tribunaux.

Les théoriciens du genre, pour en revenir à eux, ne le disent pas ainsi, mais ce qu’ils veulent c’est une société composée uniquement d’androgynes hermaphrodites pour s’assurer que la différence de sexe n’handicapera plus les femmes. Car, toujours selon eux, parce que ça reste à prouver, la place de ces dernières n’est plus tenable dans notre société. Toujours plus mal traitées que l’homme, elles ne seraient confinées qu’à des tâches obscures, alors qu’à la naissance elles étaient exactement pareilles que leurs homologues masculins. Même Rousseau n’a pas osé aller si loin.

 

Le seul problème, c’est que ces théoriciens-là se permettent de parler d’un passé dont ils n’ont probablement pas la moindre notion, sinon ils nous épargneraient leurs inepties. Aussi, devrait-on leur conseiller la lecture d’ouvrages relatant la découverte de nouveaux continents par ces explorateurs des siècles précédents. Tous, ont raconté les coutumes des sauvages qui, toujours d’après Rousseau, « vivaient selon la nature ». Et ces coutumes sont à l’opposé de la théorie du genre : les hommes sont à la chasse ou à la guerre ; les femmes, au camp pour s’occuper des enfants et du foyer. Cela était vrai aussi bien sur le continent américain que sur celui d’Afrique, et bien avant que notre vile société ne les pervertisse.

Si l’on veut même pousser plus loin le rapprochement avec la nature, observons ce qui se passe chez les animaux. A-t-on déjà vu un poulain dans les pattes de son étalon de père broutant l’herbe du pré ; a-t-on déjà vu une couvée de poussins se mettre à la suite d’un coq papa-poule ? Pas encore ! et heureusement. Chez les animaux, la femelle nourrit toujours ses petits ; chez l’Homme, c’était la femme avant que la société n’en change les mœurs. Car si celle-ci a eu une influence sur le rôle des sexes, c’est plutôt dans ce sens que dans l’autre. C’est-à-dire un sens contre nature. Seulement, la nature, qu’on le veuille ou non, sera toujours plus forte et le combat de nos théoriciens, perdu d’avance. Toutefois, si ça peut apaiser leur douleur, laissons-les constater que le mot nature est du genre féminin.