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Le blog de Dominique Droin

Sarkozy/Turquie : attention danger

30 Mai 2007, 13:43pm

Publié par Dominique Droin

On se souvient de la position de Nicolas Sarkozy au sujet de l’adhésion de la Turquie à l’UE, lorsqu’il était candidat. Il y était farouchement opposé.
On se souvient aussi qu’il rappelait à Madame Royal, lors du débat, que c’était en juin que la France devrait mettre son veto de manière à ne pas promener davantage Ankara à qui l'on parle d'adhésion depuis plus de quarante ans.
M. Sarkozy vient de faire machine arrière.
Le commissaire européen, Olli Rhen s’en réjouit dans les colonnes du Figaro : « Le nouveau président français, écrit le commissaire, fait preuve d'une attitude responsable. Il est préférable de continuer le processus de négociation avec la Turquie. »
 
Parallèlement, le président Sarkozy répond à ceux qui lui reprochent son ouverture à gauche qu’il n’y a que les faibles qui craignent l’ouverture, et que lui ne la craint pas. Mais alors, que va-t-il se passer lorsque, comme il y a tout lieu de le penser, la France finira par ouvrir l’UE à la Turquie ? Que dira M. Sarkozy ? Il répondra de la même manière : « Il n’y a que les faibles qui craignent l’ouverture. J’étais faible, je suis devenu fort. » Le tour sera joué et les Français dupés une fois de plus.
 
Nous ne le répèterons jamais assez : le seul moyen d’éviter ce genre de mystification, la seule façon de maintenir le président de la République dans la ligne de son discours de campagne et de le faire passer du stade de l’intention à celui de l’exécution, est d’élire des députés libres et courageux, des députés qui ne seront pas contraints par la puissance d’un groupe parlementaire.  

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Ça commence

9 Mai 2007, 19:16pm

Publié par Dominique Droin

Il n’aura pas fallu attendre longtemps. Le nouveau président, n’était pas encore revenu de son escapade maltaise, qu’il faisait annoncer par Claude Guéant, que le prochain gouvernement serait composé de personnes venant de l’UMP, du centre et de quelques personnalités de gauche.
Quand on sait que Sarkosy s’est fait élire avec les idées de Philippe de Villiers, dont il s’est fait en quelque sorte le porte-parole, il y a de quoi crier à la trahison.
 
En conséquence, il est plus nécessaire que jamais, si l’on veut le contraindre à rester fidèle aux engagements qu’il a soutenus devant les Français, de lui imposer des députés MPF dans la prochaine Assemblée.
 
Libres et déterminées, ceux-ci sont les seuls à pouvoir le maintenir sur sa droite et l’empêcher de repiquer au centre, voire à gauche.

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Souvenirs, souvenirs

7 Mai 2007, 13:12pm

Publié par Dominique Droin

C’était à Paris, à l’automne 1987, sous la première cohabitation. Nous étions une dizaine réunis dans une salle surplombant l’esplanade des Invalides à l’instigation de mon ami Stéphan Rossignol, alors attaché parlementaire d’Éric Raoult.
Le but de cette opération était de réconcilier la jeunesse avec le RPR de manière générale et avec Charles Pasqua en particulier quelques mois après l’affaire Malick Oussékhine. 
À peine entré dans la pièce, le ministre de l’Intérieure de l’époque nous présenta un certain Nicolas avec un drôle de nom. « Regardez-le bien, car il fera son chemin », insista-t-il. Alors que l’assistance jetait un œil poli et compassé sur ce garçon très style jeune RPR, une voix ironique lança : « Le futur Président de la République ? » Le silence avec lequel répondit Pasqua montrait qu’il en était persuadé.
Je ne me souviens pas que Sarkozy ait prononcé un seul mot durant toute la réunion, mais après m’être renseigné auprès de Stéphan Rossignol, j’ai su que Pasqua parlait en connaissance de cause. L’autre lui avait soufflé la mairie de Neuilly quatre ans plus tôt.

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Heureusement que les Socialistes ne tenaient pas Rochefort dans les années 70/80

29 Mars 2007, 19:23pm

Publié par Dominique Droin

Le maire de Rochefort continue de vouloir se débarrasser du patrimoine bâti de la ville. C’est une erreur à tous points de vue.
 
Alors que le Magasin aux vivres est sur le point d’être classé Monument historique, Bernard Grasset reste dans la même logique. Celle qui consiste à le vendre pour en faire un complexe de loisirs avec casino.
J’ai eu l’occasion de lui proposer une autre solution de vive voix, lorsque nous étions invités ensemble sur les ondes de Demoiselle FM. Malheureusement, en vain.
 
Ce magasin, le dernier de ce type en France (les autres ont été détruits lors de la Deuxième guerre mondiale), est une nouvelle chance touristique pour la ville et les environs. Il est tout à fait susceptible de remplacer l’Hermione qu’il faudra bien se décider à mettre à l’eau.

Quand la réplique de la frégate ne sera plus là, quel sera le grand vecteur touristique de Rochefort ? La corderie ? C’est un peu court, les trois-quarts de l’édifice ne se visitent pas. Les plages voisines ? Elles sont souvent envasées et par conséquent peu faciles d’accès.
La ville de Rochefort ne peut pas se passer d’un grand projet capable de drainer ici une foule d’amoureux du patrimoine national, comme le fait encore l’Hermione.
 
Restaurer le bâtiment à l’identique
Voyons à long terme. Oeuvrons pour les Rochefortais des futures années. Ne cherchons pas à réaliser en un mandat ce qui doit être fait au fil du temps. La restauration du magasin des vivres comme il était au XVIIIème peut prendre des années, cela n’a pas d’importance, car chaque tranche de travaux pourrait être visitée au fur et à mesure de l’avancée du chantier, comme on le fait pour l’Hermione.
Ce qui compte, c’est de proposer une offre touristique intéressante et propre à passionner tous les amoureux du patrimoine, qu’ils soient français ou étrangers. Ayons un dessein national ! Que Rochefort offre à la France la restauration de son dernier magasin aux vivres de la Marine louis-quatorzienne, comme elle l’a fait pour la Corderie.
 
Si ceux qui tenaient notre ville dans les années 60, 70 et 80 avaient eu la même logique que l’actuelle municipalité, jamais la cité de Colbert n’aurait su ressusciter les vestiges glorieux de son passé. Vestiges qui font aujourd’hui toute la force de Rochefort, l’essentiel de son intérêt. En un mot la première manne économique des alentours.
 
 
 

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Pragmatisme municipal…

24 Février 2007, 13:07pm

Publié par Dominique Droin

 Le 15 mars aura lieu une réunion de quartier dont l'ordre du jour sera la réfection de la rue Gambetta de Rochefort. La singularité de cette rue est que le côté des numéros pairs appartient à un quartier et celui des numéros impairs à un autre. On aurait pu croire que, pour un sujet aussi particulier, les deux quartiers eussent été, pour l’occasion, réunis en une seule assemblée. Pas du tout. Il y en aura deux, à deux dates différentes.

Quand on fait observer à la municipalité qu’il eut été peut-être plus judicieux de rassembler tout le monde d’un coup, celle-ci admet qu’une troisième séance, avec les deux quartiers réunis, pourrait être envisagée.

Suggestion : ne pourrait-on pas organiser deux sessions seulement. D’un côté, les pragmatiques ; de l’autre, ceux qui ont du temps à perdre.

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Pyrotechnie du Vergeroux, nouvelle dégradation écologique en perspective.

31 Janvier 2007, 15:57pm

Publié par Dominique Droin

 Toutes les statistiques le prouvent ; et une dernière, réalisée auprès de touristes anglais, le confirme, l’attrait n°1 de notre département, c’est son calme, son authenticité et son environnement préservé. Cet environnement préservé était encore vrai hier ; il l’est moins aujourd’hui ; il ne le sera plus du tout demain, si l’on continue comme on le fait actuellement.


Pour attirer plus de touristes, on bétonne.
À l’heure où tout le monde s’inquiète du sort de la forêt amazonienne, celui de notre environnement quotidien semble laisser de marbre nos élus actuels. On bétonne, on goudronne, ces mêmes élus s’en réjouissent. On transforme nos côtes charentaises qui tendent de plus en plus à ressembler à celles de Méditerranée, ils ont l’impression de participer au progrès. Dernier exemple en date : le centre pyrotechnique du Vergeroux. 
Tous ceux qui sont passés dans ces parages ont pu apprécier le charme et la tranquillité de l’endroit.
Il y a quelques années, les bucoliastes auraient même parlé de bio-top. Disons simplement qu’il s’agit d’un endroit privilégié, où le béton n’est pas encore venu saccager la nature. 
Malheureusement, plus pour longtemps, puisqu’on va y faire un centre nautique avec ensemble résidentiel. En d’autres termes : on va aseptiser l’endroit sauvage pour le mettre à la main de l’homme. Dommage.
Les raisons économiques invoquées sont un leurre. Combien de postes seront offerts à ceux qui habitent aujourd’hui ici ? Probablement peu, car la plupart seront accordés à des gens venus de l’extérieur, comme chaque fois que de nouvelles sociétés sont ouvertes. Et quand bien-même, il y en aurait ! cela vaut-il la peine, pour quelques emplois créés, de ravager des pans entiers d’un environnement encore préservé ? C’est de la politique à court terme. Mieux vaudrait protéger des endroits comme celui-ci, de manière à conserver le charme qui fait tout l’intérêt et la force touristique de nos paysages.

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Musée Hèbre, déception.

30 Décembre 2006, 13:32pm

Publié par Dominique Droin

 
La modernité n’a jamais immunisé contre la difformité et le grotesque. Le musée de Rochefort en est une nouvelle preuve.
 
Il paraît qu’actuelle et ancienne municipalité se disputent la paternité du nouveau musée de la ville. On se demande pourquoi.
Vu de l’extérieur, le bâtiment heurte l'oeil. Il apparaît froid et glacial alors que Rochefort est une ville chaleureuse. Mais, plus choquant encore, il est  ringard et prétentieux.
Ringard, parce qu’il est comme ceux que l’on faisait, il y a vingt-cinq ans. Ce mélange de matériaux est une vielle lune qu’aucune capitale n’utilise encore.
On l’annonce aussi révolutionnaire ; on présente Pierre-Louis Faloci, l’architecte, comme un précurseur alors qu'il n'a fait que reprendre ce que Leoh Ming Pei et d'autres on fait bien avant lui.
Faire croire aux Rochefortais que l’ensemble est moderne équivaut à les prendre pour des attardés. Il n’y a rien de plus ridicule que de courir après une mode  dépassée. C'est ce que l'on fait ici.
 
Prétentieux, le bâtiment l’est parce qu’on a voulu le faire plus beau que celui du XVIIIe. On s’est cru up to date. On a fait une toiture en plastic prête à s'envoler à la première tempête.
Observons-là ! Observons aussi celle du nouveau centre Leclerc. Elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Seulement celle du supermarché est en harmonie avec l'ensemble de son architecture. Pas là!
Alors, on parle de création géniale. Mais où est le génie créatif ? Suffit-il, pour s’en croire nanti, de transformer ce qui existe ? C’est un peu court. On le fait chaque samedi à la Star-Ac. On reprend de vieux succès, on les réorchestre. On les transforme. On les modernise. On ne crée pas, on reprend. 
Seule différence, à la Star-Ac, on ne joue pas les grands novateurs…
Ici, on se remplit de soi-même !
 
L’intérieur.
J’ai visité ce samedi matin l’intérieur avec un ami. Il y a, avouons-le, deux points positifs. Le premier : la visite est gratuite. Le second : on y est resté une demi-heure, on était les seuls. Un silence de mort. Pas un autre visiteur pendant ces trente minutes, alors qu'en bas le marché battait son plein.
Malgré tout, malgré cette grande quiétude, quelle déception ! L’ensemble est encore plus froid que l'extérieur, sans le moindre charme, parfois même lugubre. C'est la gare de Toulouse-Matabiau un jour où une grève l'aurait rendue déserte.
Dans de telles conditions, impossible de mettre en valeur les quelques très belles pièces de la collection. Pour les autres objets, parfois sans grand intérêt, peu importe le décors.
En outre, les cartouches explicatifs sont peu clairs dans tous les sens du terme : mal éclairés, d’une écriture minuscule, non numérotés. On s'y perd.
Bref, avoir dépensé autant d’argent pour un tel résultat est un gâchis dont on se demande quel intérêt il y a, à s’en disputer la paternité. 
 
 

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Office du tourisme communautaire,

14 Décembre 2006, 18:16pm

Publié par Dominique Droin

Office du tourisme communautaire,
nouveau fiasco en perspective
 
Après l’aventure pathétique de l’inscription de l’arsenal de Rochefort au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Pays rochefortais se lance dans un office du tourisme communautaire sans consultation préalable. Les raisons d’un fiasco annoncé.
 
 
Le Pays rochefortais vient donc de créer son office communautaire, ce qui entraîne ipso facto la dissolution des structures existantes. Cette initiative est regrettable. Aucun prestataire indépendant n’en était demandeur. Au contraire, tous se félicitaient du système qui est en train d’être dissous et avec qui ils avaient établi des liens. Des liens basés sur la confiance.
Toutes ces petites structures avaient, en outre, l’avantage de la souplesse et l’activité touristique a besoin de souplesse. L’activité touristique a surtout besoin d’organismes capables de réagir promptement aux impondérables d’une saison. Les O.T. municipaux l’ont fait pendant des années avec efficacité, mais qu’en sera-t-il avec un office centralisé lourd et éloigné qui n’aura ni la même souplesse, ni la même disponibilité. D’autre part, le personnel interchangeable n’aura pas la même connaissance du terrain pourtant si nécessaire, tant pour le visiteur que pour l’organisateur. 
 
Pour défendre son incroyable idée, la communauté de communes argue qu’il faut promouvoir la notion de Pays. Elle ignore probablement que cette notion est complètement étrangère à celui qui vient en vacances ici et qui se retrouve en Pays rochefortais comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. A-t-on déjà entendu quelqu’un dire : « Moi je passe mes vacances en Pays rochefortais » ? Jamais ! On passe ses vacances à Fouras, à La Rochelle, à Rochefort, sur l’Île de Ré ou d’Oléron, voire en Charente-Maritime, mais jamais en Pays rochefortais.
 
L’autre argument, est qu’il faut centraliser l’information. C’est un excellent argument auquel répond déjà parfaitement le Comité Départemental du Tourisme (CDT) qui remplit cette mission sur toute la Charente-Maritime avec une grande efficacité.
Au début de chaque saison, des rencontres sont organisées entre les différents prestataires touristiques du département et les offices municipaux. Chacun prend ses contacts et vante son produit en s’adressant à une cible qui n’a rien à voir avec la notion de pays, mais en fonction de critères corrélationnels, géographiques ou autres. On voit mal, dans ce contexte, comment la structure communautaire mise en place à partir de 2007 pourra trouver sa place. Elle n’aura, par ailleurs, jamais l’espace du CDT, ni la précision d’un office municipal.
 
Enfin, on regrettera que cette décision soit prise sans consultation préalable, que l’on soit passé en force sans se soucier de l’opinion des prestataires indépendants, pourtant les premiers concernés. Ceux-ci n’ont pas les salaires rassurants des employés de la communauté de communes. Chaque saison est pour eux une nouvelle aventure. Ils connaissent le terrain et les touristes mieux que ceux qui sont à l’origine de cette initiative. On est dans le cas même de la décision unilatérale, non concertée et incohérente, prise par des gens qui sont dans leur bureau et loin des réalités.
 
Sans être grand devin, que va-t-on nous dire au moment du premier bilan ? - Que c’était une première expérience très intéressante, même s’il y a des choses à revoir et des ajustements à faire. Puis, progressivement, on reviendra vers l’ancien système, celui que l’on vient de dissoudre. On aura perdu beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et par conséquent, trop d’argent.

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