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Le blog de Dominique Droin

Message de Claude Bartolone à l'attention de Suzanne Tallard

8 Octobre 2012, 21:36pm

Publié par Admin

S’il y en a qui ont de la passion pour Suzanne Tallard, ils auront probablement conservé religieusement ses documents de campagne. Pour les autres, ils feront comme l’auteur de ces lignes, ils iront sur le Net  chercher son Journal de campagne, numéro 2. Que lit-on, entre autres, sur ce document ? On y lit ceci : « Sitôt élu, le nouveau Président de la République a tenu plusieurs engagements forts pris devant les Français », notamment une « volonté de renégocier le traité budgétaire européen pour tenir compte de la croissance et de l’emploi. » Que le Président Hollande ait eu la volonté de renégocier le traité budgétaire, c’est fort probable. Qu’il ait même tenté de le faire, c’est fort possible aussi. Mais, ce qui n’est plus du domaine du probable ou du possible, puisque c’est une réalité sûre et évidente, c’est que si négociation il y eut, elle n’a abouti à rien de favorable pour lui. Le traité n’a pas varié d’une demie virgule par rapport au texte signé par son prédécesseur.

Ce qui est certain aussi c’est que s’il a voulu le renégocier, c’est qu’il ne le trouvait pas bon. Ce qui est certain encore, c’est que si Madame Tallard met en avant se souci de renégociation et le met au crédit du nouveau président, c’est qu’elle-même était en accord avec lui. Ce qui est enfin certain, c’est que François Hollande a, soit fini par trouver le texte de Sarkozy tout à fait convenable, soit manqué d’autorité pour le faire changer.

Reste alors plusieurs interrogations qui concernent toutes la position de Madame Tallard. D’abord, votera-t-elle le traité ? Si oui, a-t-elle, elle aussi, fini par trouver bon le texte de l’ancien Président ? Si oui pourquoi ? Quelles sont, selon elle, les grandes qualités de ce texte si décrié, il y a encore peu ? A-t-elle pris conscience que si les socialistes n’arrivaient pas à ramener les déficits publics sous la barre des 3% et/ou la dette sous 60% du PIB, ce sont deux milliards d’amende qui tomberont sur la France, autrement dit sur le contribuable ?

 

Aussi, s’il est encore temps, rappelons-lui ce que disait le président de l’Assemblée nationale le 23 septembre dernier : cet objectif de 3% est « intenable ». Ce sont ses termes. Claude Bartolone ajoutant même : « On ne peut pas demander le même effort aux pays lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas » Espérons que Madame Tallard entendra ce sage avis de son patron à l’Assemblée.

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